Parfois, les oiseaux pleurent.

Parfois, les oiseaux pleurent.
________________________


Verrouillage automatique, ceintures bouclées, cadavre dans le coffre à la bouche baillonnée. Je fais crisser les pneus, et je m'en vais.




________________________




LE-CAPHARNAÜM, c'est avec eux. Mais ici, il n'y a que moi.






# Posté le jeudi 25 décembre 2008 15:22

Modifié le lundi 29 juin 2009 04:33

Préambule

Préambule
Je n'ai rien à écrire et pourtant les lettres s'enfilent. Je ne veux pas écrire et c'est alors que les mots se faufilent. Je ne veux pas parce que ce que je sais est à moi. Je ne veux pas parce que ce que je ne sais pas ce verra malgré moi. J'écris mais je me défile. J'écris en partant. Je pars en courant. Je cours en tombant. Je tombe en mourant. Parce qu'écrire émane de la pensée qui nous nuit toujours, malgré les détours.

J'aimerais inventer des sujets, des verbes et des compléments existenciels sur les failles de la Nature Humaine. J'aimerais créer la grammaire de la destruction et constater avec Malice qu'elle s'applique, sans exception, à chacun d'entre Nous. J'aimerais prouver à ceux qui croient naïvement au Bonheur, que personne n'échappe à la Chute, que la Plénitude et la Perfection nous dépassent, que nous sommes des petits riens, des petits riens du tout.

J'y aspire parce que je me complets dans cette obscurité. Je ne suis pas à plaindre.

# Posté le samedi 27 décembre 2008 12:56

Modifié le vendredi 22 mai 2009 14:18

Traité sur l'insuffisance respiratoire.

Traité sur l'insuffisance respiratoire.

Dis, tu crois en Dieu? en la psychologie? Il t'arrive de te prendre pour Oedipe ou tu laisses ça à Sophocle? Dis, est-ce que tu crois que tu crois en Dieu? Le doute de ta conviction t'es permis. Enfin, si on a le temps. C'est peut être parce que, enfant, je contemplais cette succession d'images articfielles avec un aérosol ventousé sur la moitié du visage, qu'aujourd'hui je meurs d'asphyxie. Erreur de dosage? Etais-je droguée à mon insu? Etait-ce la seule issue? Dis, est-ce que tu crois parfois? En proie à une paresse mortifère, je préfère me taire. Et sans dire mots, vous regarder les yeux fermés. Parce que je vous devine sans vous comprendre, parce que je sais là sans vous attendre. Il ne fallait pas me laisser devant cette machine, la face embuée. C'était mon premier malaise, ma première envie de fuir. Dis, pourquoi tu réponds pas?

# Posté le samedi 17 janvier 2009 11:59

Modifié le jeudi 18 juin 2009 16:01